L'angoisse de la page blanche... Plus d'inspiration, le néant total de l 'esprit s'installe. Une ultime lumière, l'issue vers le triomphe du bien sur le mal. Comment l'atteindre? Courir, courir, courir encore et toujours, courir jusqu'à en perdre haleine, courir toujours plus vite; courir toujours plus loin... STOP!!!
Un petit air de musique... des notes lointaines, qui se rapprochent au fur et à mesure que mes pas me guide. Ultime effort vers la vie. S'accrocher au peu d'espoir qu'il nous reste. Qu'y- a– t– il après la lumière? Quel dénouement à cette course folle? Une pause. Il faut faire une pause. Mes jambes ne s'exécutent plus, peur du vide, peur de la solitude. Tant de peurs qui brouillent mon désir.
Désir de vivre, de rire , de jouer, sauter, aimer, se dépenser, se sentir libre et libéré d ' une société qui étouffe par ses interminables jugements. Monde rationnel, cartésien; tout doit toujours avoir une explication... Mais pourquoi? Pourquoi cette justification constante? Pourquoi ne pas laisser vivre autrui tel qu'il le désire, sans être constamment repris, ses actes, ses paroles...
Simplement être soi. Prendre conscience tôt ou tard de qui on est, de nos attentes, de nos désirs, de nos joies, de notre amour, de notre souffrance...
Ne pas juste être là parce qu'on nous a demandé d'y être; ni d'être là pour dire qu'on y est. Avoir le choix. On a toujours le choix. Le choix d'obéir ou non, le choix de dire stop ou de dire non, le choix de transgresser les interdits. La liberté, ce n'est pas de vivre sans aucune règles, lois, ni interdits. C'est juste avoir le choix de dire non. Ce choix est offert à tous. Faut– il en avoir conscience et oser!
« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Mais qu'est ce que l'âme? C'est peut-être le seul oiseau à soutenir sa cage... oiseau éternel... A la mort, ce n'est pas l'âme qui disparaît, ce n'est que le corps. L'âme voyage avec le temps, évolue selon l'époque, la mode... L'âme évolue mais ne change pas. Elle attend de trouver une nouvelle cage à soutenir, cage qui diffère parfois complètement d'avant.
« Ecrire, c'est parler sans être interrompu ». La main écrit ce que lui dicte le cœur et l'esprit. L'esprit divague et la plume retranscrit. Aucun interdit. On peut tout dire par écrit. Aucune honte, aucune peur d'être juger. Les idées se délient au rythme des mots qui s'inscrivent. On se dit tout sur papier; confidences à cœur ouvert. Qu'on soit laid, beau, gros, anorexique, sourd, muet, chacun peut alors s'exprimer sur un même pied d'égalité.
Le rêve est le mode d'expression du subconscient. Les rêves apaisent. Ils décontractent le corps et soulagent l'esprit. L'Homme peut entrevoir ses désirs interdits, ses peurs se transformer, son être se révéler. Le rêve est invulnérable; éphémère, rien ne l'entache ou le souille. Il reste symbole de pureté et de fidélité. On peut nous supprimer toutes les libertés possibles, mais celle de rêver est inviolable...